Education et Theatre
Actions artistiques spécifiques en direction des plus jeunes
La première fois ne suffit pas toujours à ce que la rencontre se fasse avec la création artistique, il faut souvent renouveler les occasions de rencontres pour qu'un jour, la participation à un projet concrétise un rapport à l'art et à la culture. Le GITHEC s'efforce de proposer aux plus jeunes des ateliers et des stages de pratique théâtrale débouchant sur des créations et au cours desquels les participants sont amenés à travailler tant le jeu d'acteur que l'écriture théâtrale. Dans la logique artistique qui est la nôtre, le processus de création dans son ensemble ne se sépare pas de l'attention portée à la rencontre avec un public représentatif de la diversité sociale. Dans cet esprit, nous cherchons souvent à bâtir un public familial. La participation des plus jeunes permet souvent de faire venir au spectacle les amis, mais aussi les frères et soeurs et les parents heureux de venir découvrir leur enfant au théâtre. Ce public dans lequel se croisent les générations, modifie la tonalité du spectacle, rendant la représentation plus vivante et tout à la fois plus attentive, offrant au texte une pluralité de regards et une grande richesse d'interprétation. Sur la durée, c'est ainsi qu'au fil des années la proximité entre une population et l'art dramatique se construit.
Accompagnement scolaire et théâtre
Depuis des lustres, le théâtre a été utilisé comme l'un des moyens spécifiques de la pédagogie. L'entraînement de l'acteur met l'accent sur la décontraction et la concentration, sur la capacité à mémoriser des textes et des situations complexes, sur le travail en équipe, sur l'organisation du travail en fonction de cette date fatidique de la représentation, la pratique de l'écriture et de l'improvisation, qui fait du théâtre un formidable outil de dynamisation des apprentissages et le rend pertinent dans tous les projets d'accompagnement à la scolarité.
Noeud tragique, théâtre et parentalité : une entrée
Une prophétie révèle à un roi que son fils, l'héritier du trône sera sanguinaire. Inquiet pour l'avenir de son peuple, en roi soucieux de ses sujets, il fait exiler son fils. L'enfant est alors élevé loin du royaume, loin de ses parents et de sa famille, par une bande de bandits. Des années plus tard, devenu adulte, il prendra la tête du clan des brigands et viendra aux portes du royaume menacer le trône. Découvrant son ascendance, il réclame justice. Son père, le roi clame la justesse de sa décision passée : « Le prophète avait vu juste, j'ai eu raison de te bannir, la preuve, tu es un bandit, tu es effectivement devenu sanguinaire.»Le fils répond alors : « je suis devenu sanguinaire parce qu'il est inhumain d'arracher un enfant à sa famille de l'abandonner sans pitié à une bande de bandits sans foi ni loi. Si je suis devenu ce que je suis, c'est à cause de toi, un mauvais père et un mauvais roi. » Cette fable maintes fois reprise dans les grands textes de théâtre de Sophocle à Caldéron est la matrice d'une interrogation profonde sur l'intrication du politique et de l'éducation, sur les paradoxes liés aux oppositions entre l'inné et l'acquis, sur les conflits entre générations.
C'est l'une des entrées proposées par le théâtre pour problématiser la parentalité. C'est l'une des propositions du GITHEC pour initier un travail entre éducation et théâtre.








